Le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué en guise de riposte aux allégations du président turc Recip Tayyip Erdogan qui avait fait des déclarations devant l’Assemblée générale des Nations Unies liées à la mort du président frériste déchu Mohamed Morsi.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ahmed Hafez a exprimé son extrême étonnement vis-à-vis de l’insistance d’Erdogan à poursuivre des déclarations infondées et incorrectes qui, dans la forme, semblent défendre les valeurs de justice, mais, dans le fond, traduisent la rancœur et la haine contre l’Egypte et son peuple, ce dernier exprime toutefois sa profonde appréciation pour le peuple turc.
«C’est ironique que des allégations de la sorte puissent provenir d’une personne comme Erdogan qui soutient le terrorisme dans la région et qui commet de flagrantes violations contre son peuple et qui l’assaillit au nom d’une fausse liberté et d’une justice présumée », a noté Hafez.
Le porte-parole a ajouté que les récentes déclarations du président turc contre l’Egypte ne sont qu’une tentative désespérée de détourner les regards de la dégradation de l’image de son régime et des pertes successives qu’il subit tant au niveau des partis que sur la scène intérieure turque et sur la scène internationale.
Les faits suivants sont peut-être une preuve de l’absurdité du discours de M. Erdogan sur la justice. Ce n’est plus un secret qu’Erdogan commet des agissements incorrects.
Selon des estimations concernant les crimes du régime d’Erdogan, le ministère des Affaires étrangères a publié ce qui suit, entre autres :
1. Plus de 75 000 détenus politiques et militaires en Turquie entre civils et militaires, ce qui explique la mise en place de dizaines de nouvelles prisons de large envergure.
2 – Des dizaines de morts parmi les prisonniers à la suite de circonstances douteuses, de tortures ou de maladies dues aux mauvaises conditions de détention dans les prisons turques.
3. Le licenciement arbitraire de plus de 130 000 employés de leurs postes au gouvernement.
4. La confiscation de plus de 3000 universités, écoles et établissements d’enseignement après le renvoi de milliers d’universitaires.
5 – L'incarcération de centaines de journalistes et de professionnels des médias. La Turquie est devenue la plus grande prison du monde pour les journalistes et les professionnels des médias, selon plusieurs rapports internationaux.
6. Des dizaines de milliers de citoyens turcs ont fui à l’étranger à la suite de la répression dans le pays.
En ce qui concerne le rôle suspect dans le soutien et le parrainage du terrorisme dans la région, Hafez a souligné que les pratiques malveillantes du président turc se sont manifestées de plusieurs manières, comme en témoigne le fait que tous les adeptes de l’organisation terroriste des Frères musulmans sont en fuite en Turquie et fournissent un soutien politique et des plateformes médiatiques aux éléments terroristes.